En tant que membres du Conseil de laboratoire de SAGE, nous exprimons notre indignation face à la manière dont l'université traite les étudiant·e·s occupant le campus depuis plusieurs semaines, à commencer par l'intervention des forces de police et la confiscation de matériel.
Le campus d'une université est un lieu qui a pour vocation de favoriser l'expression d'une vie démocratique : l’action et l’engagement de ces étudiant·e·s ne sont que le symptôme du silence et du vide démocratique qui entourent, depuis de longs mois, la situation humanitaire intolérable à Gaza suite au massacre du 7 octobre 2023.
Face à la situation à Gaza, à la continuation d'une offensive israélienne dont résulte un anéantissement humain et matériel condamné à l'échelle internationale, l'université et l'ensemble de la communauté qui la compose ont la possibilité et le devoir d'être un espace de concertation, de débats, où peuvent être discutés des moyens de peser sur la mise en œuvre d'un cessez-le-feu épargnant les civils, et, parmi eux et elles, nos collègues universitaires.
Le Conseil de laboratoire de SAGE exprime son soutien et sa solidarité, aussi symboliques puissent-ils être, avec la communauté universitaire palestinienne et avec toutes les parties œuvrant à la fin d'une situation inacceptable à Gaza. En outre, le Conseil de laboratoire souhaite que la cause défendue par les étudiant·e·s occupant le campus strasbourgeois trouve une considération et une écoute légitimes auprès de la Présidence de l'université, pour replacer la pratique de la démocratie au cœur de notre institution.
Le conseil de laboratoire de SAGE
Strasbourg, le 31 mai 2024